Déclin et regain d’intérêt

Déclin et regain d’intérêt 2017-01-10T17:16:53+00:00

Un lent déclin…

Les chemins qui étaient intimement liés aux déplacements dits lents et aux vieilles structures agraires vont perdre leurs usages d’antan et leur raison d’être. Ils sont devenus impraticables et sont coupés, détournés ou comblés et remis en culture. Beaucoup d’entre eux vont être élargis, asphaltés et ainsi perdre leur physionomie d’origine.

La motorisation va aussi s’emparer des campagnes. A la sortie de la seconde guerre mondiale, l’adaptation de l’agriculture aux techniques modernes et les vastes opérations d’aménagements fonciers ruraux (anciennement appelés remembrements) vont remplacer certaines des anciennes « piedsentes » et ainsi modifier radicalement le paysage de nos campagnes.

Beaucoup de chemins, sentiers et bocages ont été sacrifiés lors de la transition vers l'agriculture intensive - © Sentiers.be

Beaucoup de chemins, sentiers et bocages ont été sacrifiés lors de la transition vers l’agriculture intensive – © Sentiers.be

En Belgique, les premiers remembrements débutent en 1949 et sont, durant de longues années, à l’origine de la disparition de nombreux chemins et sentiers ancestraux. Actuellement, les opérations de remembrement se poursuivent, mais ont fort heureusement intégré les questions environnementales et de mobilité douce dans leurs processus.

… et un regain d’intérêt

L’essor de la voiture individuelle et la politique du « tout à la route » ont donc laissé quelques temps nos chemins et sentiers tomber en désuétude à l’exception de l’usage agricole, et de quelques passionnés. Mais depuis quelques années, beaucoup prennent conscience de l’importance de ces petites voies et des fonctions qu’elles remplissent.

Les chemins et sentiers, un excellent moyen de découvrir paisiblement une région...

Les chemins et sentiers, un excellent moyen de découvrir paisiblement une région… – © Fotolia

En effet, la petite voirie communale représente un potentiel non négligeable en terme de mobilité douce, de loisirs, de tourisme, de biodiversité et d’accès au patrimoine. Actuellement, les chemins et sentiers sont utilisés par un nombre très variés de personnes mais aux intérêts parfois contradictoires…

Ce regain d’intérêt de la part du grand public ainsi que la nécessité d’évoluer vers une mobilité alternative plus douce nous prouve que ces « sentes » ont plus que jamais leur place dans notre société moderne et qu’il est urgent de les protéger par une législation équitable et tournée vers l’avenir.