Les acteurs du projet

Les acteurs du projet 2016-12-07T16:30:12+00:00

Les enfants

Plantations d'arbustes et d'arbres fruitiers le long du chemin adopté - @ Sentiers.be

Plantations d’arbustes et d’arbres fruitiers le long
du chemin adopté – @ Sentiers.be

Les enfants sont les principaux acteurs de ce projet. Après la première animation, ils demandent aux autorités communales l’autorisation d’adopter un chemin proche de leur école et d’y faire divers aménagements. Ils présentent leur projet au Collège Communal, ils signent une charte d’adoption… Certains d’entre eux participent aux choix des aménagements, des plantations et des semis mis en place pour maintenir et favoriser la biodiversité sur le chemin. Ce sont eux qui réalisent la majorité des aménagements et des travaux. Et enfin, ce sont eux encore qui font découvrir leur projet, leurs aménagements au public lors de visites guidées.

Au terme de ce projet, le concept de biodiversité est compris. Les enfants peuvent intellectualiser, expérimenter et développer leur imaginaire autour de ce concept. Acteurs du projet « Chemins au naturel », ils seront ainsi outillés pour aimer l’environnement et peut-être devenir de jeunes citoyens préoccupés par la gestion plus responsable de celui-ci.

Sentiers.be

Animation de terrain par une animatrice de Sentiers.be - @ Sentiers.be

Animation de terrain par une animatrice de Sentiers.be
@ Sentiers.be

À l’initiative de l’action « Chemins au naturel », Sentiers.be suit les différents projets locaux. L’ASBL n’est pas présente à toutes les activités, mais intervient aux moments clés.

Par exemple :

  • La première réunion ; avant d’accepter la candidature d’une école, le responsable du projet se rend sur place afin d’une part rencontrer et réunir les acteurs (adultes) du projet et d’autre part, aller sur le terrain, observer le ou les chemins proposé(s) pour le projet. Étape importante durant laquelle les rôles de chacun sont expliqués et distribués.
  • Lors du lancement des projets, une journée d’animations est assurée par l’association. Ces animations permettent aux enfants de mieux appréhender la notion de biodiversité, de découvrir le chemin, la biodiversité existant sur ce chemin et de réfléchir à ce qui peut y être fait en faveur de la nature.
  • La seconde animation est proposée au printemps. Elle porte toujours sur la découverte de la biodiversité sur le chemin. C’est également l’occasion pour les enfants de montrer les aménagements déjà réalisés.

Nous participons aussi avec l’aide d’un naturaliste, en tenant compte des idées des enfants, à la définition des plans d’aménagement des chemins et du choix des plants.

Sentiers.be met à disposition des enfants et de leurs professeurs, tout ce qui leur est nécessaire et utile pour qu’ils puissent mener à bien ce beau projet (voir « Les outils du projet« ).

Enfin, Sentiers.be soutient les enseignants d’un point de vue logistique et administratif tout au long du projet (gestion du planning, des aménagements à réaliser, courrier à envoyer, contacter la commune, rédaction des communiqués de presse, passer les commandes, etc.). L’ASBL essaie de trouver une réponse à toutes leurs questions, à adapter le projet avec les spécificités de chaque école.

Les instituteurs

L’instituteur/trice, qu’il soit féru de nature, guide nature, naturaliste ou sans connaissances en ce domaine, cela a peu d’importance. Ce qui compte est l’envie de se lancer dans un projet abordant la biodiversité, l’envie de bouleverser les habitudes, d’être prêt à s’organiser autrement, de découvrir l’intérêt de sortir de la classe et aller dehors et de braver les conditions météorologiques. Une sortie dans la nature (sur le chemin) n’implique pas toujours une activité basée sur une transmission de connaissances, de savoirs. Les enfants sont en action dehors, ils découvrent la nature avec leurs sens (ouïe, touché, odorat, vue), ils expérimentent leur relation aux vivants, ils développent leur créativité, leur imaginaire et ils découvrent une autre manière de vivre ensemble.

A l'école de Mont (Yvoir), le sentier Nana fut un excellent prétexte pour illustrer les cours de toute l'année - © Sentiers.be

A l’école de Mont (Yvoir), le sentier Nana fut un excellent prétexte pour illustrer les cours de toute l’année – © Sentiers.be

Sentiers.be vise un réel partenariat entre l’enseignant et l’animateur. Dès le départ, nous mettons tout en place pour qu’il/elle soit motivé(e), s’immerge dans le projet. Avec l’aide des autres acteurs du projet, instituteurs/trices sont porteurs/euses de celui-ci. C’est eux qui reçoivent un planning d’activités à prévoir, qui sollicitent l’aide des autres partenaires, qui intègrent le projet dans le programme scolaire (le langage, l’écriture, les mathématiques, l’éveil…), etc.

Par le biais des animations, le suivi soutenu et les conseils, nous essayons de créer un cadre adéquat pour permettre aux instituteurs de mener à bien « leur chemin au naturel ». Certains enseignants ou directions d’école développent diverses activités nature sur le chemin. Les autres classes de l’école sortent ; l’environnement devient un lieu d’apprentissage.

Chacun est libre de s’impliquer bien plus que demandé dans ce projet ; c’est sans doute là, la clé de la pérennisation de celui-ci.

N’hésitez pas à contacter les écoles en projet pour en savoir plus (voir « Les projets locaux »).

La commune et les partenaires locaux

Signature de la charte d'adoption d'un chemin par les enfants et les membres du Collège Échevinal - @ Sentiers.be

Signature de la charte d’adoption d’un chemin par les enfants
et les membres du Collège Échevinal – @ Sentiers.be

La commune, en tant que gestionnaire des chemins et sentiers publics, est responsable de leur entretien. C’est donc au Collège communal que les enfants demandent l’autorisation d’adopter un chemin. Cette adoption est formalisée par la signature d’une charte. Par cette charte, les enfants s’engagent à agir en faveur de la biodiversité du chemin et la Commune s’engage à respecter les aménagements, plantations et semis réalisés. Elle s’engage aussi à ne pas utiliser de pesticides, ni d’engrais. Ceci risquerait, en effet, d’anéantir le travail des enfants !

Pour certains aménagements ou travaux, les enfants demandent de l’aide aux ouvriers communaux (sarclage et fraisage, mise à disposition de pierres, construction d’un perchoir à rapaces, etc.).

De plus, dans certaines communes, l’éco-conseiller, le responsable du service environnement, du PCDN ou du Conseil communal des enfants portent le projet avec l’instituteur. Ce projet se veut participatif, c’est pourquoi l’implication d’autres employés de l’administration est d’une grande richesse. Dans certaines communes, le Conseil communal des aînés participe également. Dès lors, ce projet devient intergénérationnel… Ainsi, une dynamique locale s’installe autour d’un chemin, autour de la préservation de la biodiversité !

Les parents

Parents d’enfants de la classe porteuse du projet ou d’une autre classe de l’école, passionnés de nature, bricoleur, menuisier, etc., la participation dans le projet de leurs enfants est une occasion de montrer l’intérêt que l’on porte à la nature et aux projets scolaires. C’est également l’occasion pour certains de partager une activité scolaire avec leurs enfants. Certains apportent du matériel pour confectionner des abris (bois, pierres, etc.), d’autres aident à la réalisation d’un hôtel à insectes ou à la construction de nombreux nichoirs ou encore des parents sont bêches et pelles en mains pour donner un coup de pouce lors des plantations.