Mémorandum Tous à pied I Élections Régionales, Fédérales et Européennes

Après celui sur les élections communales et provinciales, Tous à Pied a rédigé un mémorandum relatif à la place du piéton et la valorisation des voiries publiques pour les élections de mai prochain.

Les chemins, sentiers et venelles doivent pouvoir jouer un rôle au niveau de la mobilité quotidienne, des sports, loisirs et tourisme, de l’environnement et du patrimoine.

Parmi les utilisateurs de ces voiries, les piétons méritent une attention particulière. Attention qui ne doit bien entendu pas se limiter à la place des piétons sur les chemins, sentiers, venelles mais à l’en- semble de l’espace public.

En effet, comme le soulève l’OCDE dans son rapport : « la marche peut largement contribuer aux grands programmes publics de développement durable et doit donc occuper une place centrale dans les politiques de transport (…). Faire en sorte que la marche soit une solution attrayante et complémentaire au transport motorisé constitue une réponse essentielle aux défis soulevés par le changement climatique, la dépendance aux énergies fossiles, la pollution, la mobilité d’une population vieillissante, la santé (…) ».

La marche est un mode de locomotion universel. Peu coûteuse avec quelques équipements basiques réutilisables lors d’autres activités, non polluante, source de bienfaits pour la santé au vu de l’exercice physique développé, elle est presque accessible à tous, sans discrimination de revenus.

La vitalité des villes et communes, que l’on soit en milieu rural ou urbain, est par ailleurs étroite- ment liée aux déplacements piétons qui animent l’espace, quels que soient les motifs de ceux-ci : déplacements scolaires, petites courses, médecin et pharmacie, loisirs et sports… La marche et la présence piétonne au sein d’un quartier contribuent très largement à créer des villes et communes attrayantes, conviviales, agréables, prospères et durables.

Cependant, la marche est un mode de transport souvent négligé par les autorités publiques, ou du moins pas toujours au centre de leurs préoccupations. Alors qu’elle est au minimum au départ et à l’arrivée de tous déplacements quand elle ne constitue pas le moyen de transport unique (prendre le train, le bus, marcher depuis/jusqu’au parking…), elle est rarement prise en compte dans les statistiques publiques sur la mobilité, souvent oubliée dans la politique de planification et encore plus rarement prise en considération lors d’aménagement de projets et de chantiers. Pour favoriser la marche, il faut un réseau maillé de cheminements, des infrastructures conviviales pour les piétons et des espaces correctement et esthétiquement conçus. Le tout devant garantir la sécurité des piéton.ne.s qui y circulent lorsque l’on sait que ceux-ci font partie des usagers de la route les plus vulnérables aux accidents de la circulation.

Retrouvez l’ensemble des propositions de Tous à pied en téléchargeant le Mémorandum en PDF

Par | 2019-02-12T12:19:05+00:00 12 février 2019|Non classé|